Mercredi 22 mai
dès 19h
Scène Ouverte
Poétique
thème "Le silence"
au
Café Bab’Ilo
9 rue du Baigneur
Paris 18ème
Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt
- « Bon sang de Bonsoir, Monsieur X ! »
- « Quoi donc, encore ? »
- « N’avez-vous point appris l’incroyable nouvelle ? Le futur événement ébouriffant ? L’exceptionnalité de l’annonce ? L’inoubliable… »
- « J’ai certes compris votre euphorie mais de quoi parle-t-on au juste ? »
- « Mais, Monsieur X , vous ne suivez pas l’actualité de notre association ? »
- « Non pas. J’ai bien lu dans le p’tit butineur de ce mois qu’il y avait silence ce mercredi 17 avril… mais sinon… »
- « Je me permets donc, Monsieur X, de vous insulter, de vous talocher, de vous vilipender par je ne sais quel gros mot que je vous attribuerai avec une certaine grâce… »
- « Il suffit ! Expliquez-vous, bougre d’âne ! »
- « Oh, Goujat ! C’était à moi de faire résonner votre ânerie et non le contraire ! »
- « Je répète : expliquez-vous ! »
- « Eh bien, Notre scène va pénétrer dans le silence absolu. personne ne va dire le moindre mot. Il y aura, donc, deux deures de nihilisme absolu. C'est rare pour un poète de ne pas prononcer le moindre vers!!!
- « Mais Bougre d'andouille! le thème de notre scène qui est le silence, n'implique surtout pas le langage des signes mais, bel et bien, un spectacle vivant d'émotions et de mots autour du silence!»
- « Pas le moins du monde ! Si il y a silence , on ne parle pas. C'est simple comme dire bonjour...sauf, que dans ce cas présent, on ne le dit pas "Bonjour" justement... »
- « Vous ne valez guère que j'explique, dans notre conversation, votre bétise et préfère me taire. »
- « Vous dîtes des mots pour ne rien dire, n’est-ce pas ? »
- « C'est toute la problématique de notre conversation de sourd... »
Scène ouverte poétique d'avril 2013
Thème : le livre
Retour aux sources de notre association ! Voilà 10 ans, nos scènes ouvertes poétiques avaient trouvé refuge au café « Aux chiffons », c’est dans cette même salle que nous nous retrouvons en ce mois d’avril…
Michèle Lassiaz entame la soirée en publicité pour les prochains rendez-vous, tant attendus par tous, de La Ruche des Arts ; puis déclame un poème de Maryse Licette qui ne peut être des nôtres mais pense bien à nous.
Le retour aux sources est absolu car, ce soir, peu d’artistes musiciens ou comédiens, et beaucoup de poètes… Certes Vénus Prin’s chante a capella une chanson écrite par feu son ami Patrick Denis ( car il n’y a pas la moindre nacre de piano aux chiffons) et c’est merveilleux… Certes Didier Laloux et Zita sont des troubadours à faire pleurer de rire l’assemblée avec de savants jeux de mots en « bouc-émissaire » ou « bout qu’est mis, serre » ou « book qu’aime miss Air », on ne sait plus… Le texte écrit par Didier et le jeu des comédiens font bondir de joie l’auditoire !… Certes, Ane-France, nous conte le Paris de la dernière guerre, elle qui est née sur les chemins de l’exode, et nous chantons avec elle les airs d’autrefois… Même que Gisèle s’empare de l’une des chansons et chante en air d’opéra « Sous le ciel de Paris » et, alors, nous écoutons, éblouis d’une telle voix si pure…
Toutefois, ce sont les poètes qui sont à l’honneur ce soir. Chacun va de
son poème sur le thème du livre. Et chaque fois c’est un ravissement de style, d’épure et de beauté. Cypora Herzhorn s’amuse avec son bateau livre. Marièva Sol devient, pour un soir, ésotérique. Serge Carbonnel nous livre un passage de son histoire familiale. Oguène déclame avec bonheur. Benoit Gimenez lit un poème écrit par sa fille de sept ans. On entend dans l’assemblée que la petite a bougrement du talent et le papa est ému de tant de louanges. Giselle lit le livre de ses rêves. Annie Pouilhes nous lit un extrait de « L’élégance du hérisson » et tout le monde rit de bon cœur. Christian Lafont nous narre son acrostiche écrit au dernier atelier d’écriture, tout comme Bernard Philippon (mais quand donc publiera-t-il ? Nous avons tous hâte !). May Duhoumeaux participe à l’aventure avec l’un de ses textes toujours aussi somptueux. Caty Canta nous explique comment elle est née dans le papier. Hervé Gossin est ubuesque et Alain Briantais mélancolique avec une pointe de tristesse… Lydie, avec beaucoup de trac, nous narre son univers…
Puis Reza A Naderi clôture en chanson : « La complainte de Bouvier » de Jean-Roger Caussimon.
Nous avons encore du temps… Aux chiffons, le temps ne se froisse pas. Alors, la discussion continue sur les livres qui ont éveillé l’appétit littéraire de chacun… La conversation se poursuit jusque sur le trottoir de la rue Marcadet.
Le mois prochain nous retournons au Bab’ilo… La musique reviendra tout autant…
Alors, vivement le mois prochain !!!






