PleinSens n°30

 

 

attention3 

 

 

PleinSens n°30: Poètes, à vos plumes!!!!   

 

 

 “Les animaux

 

Nous attendons,

avec une vive impatience, vos poésies,

 vos dessins, vos peintures.

 

La date limite

pour nous les remettre est le

 

30 avril

 

 PleinSens 14.2 

Sur le feu de la Ruche

 

Affiche ..

 

   

Mercredi 18 avril

 

Mercredi 30 avril

  

  à 21h30

 

 

Vénus Prin's au connétable

  

 

 
Au théâtre
Le Connétable
55 rue  des archives
75003 Paris
métro: Rambuteau

Contacter la Ruche

Sur le fil de la Ruche

   

Mercredi 09 avril: 19h

Scène ouverte poètique

"Surprises et inattendus"

Au Bab'ilo

9, rue du Baigneur

Paris, 18

 

 

Mercredi 09 avril: 21h

Carte Blanche à

Yves Picart 

Au Bab'ilo

9, rue du Baigneur

Paris, 18

 

Jeudi 15 mai: 20h

L'atelier d'écriture

"La création"

Maison Des Associations

15 passage Ramey

Paris, 18

Métro: Marcadet Poissonniers

 

Mercredi 21 mai: 19h

Scène ouverte poètique

"La création"

Au Café Bab'ilo

9, rue du Baigneur

Paris, 18     

 

Jeudi 12 juin: 20h

L'atelier d'écriture

"L'attente"

Maison Des Associations

15 passage Ramey

Paris, 18

Métro: Marcadet Poissonniers

 

Mercredi 18 juin: 19h

Scène ouverte poètique

"L'attente"

Au Café Bab'ilo

9, rue du Baigneur

Paris, 18

 

Mercredi 18 juin: 21h

Carte blanche à

Zaïa

Au Café Bab'ilo

9, rue du Baigneur

Paris, 18

La Ruche aux bureaux

Pour connaitre les membres du bureau

de notre association

et leurs coordonnés:

 

Le Conseil

La Ruche en vitrine

   Pleinsens n°29

 

PleinSens n°28

 "l'absence"

est publié!

  

  8 euro, la revue

10 euro, si frais de port

 

Couv Serge Carbonnel-RectoBlog

 

Mille et un silences pour traverser le temps  

 

16 euro

   

Couv Essaimer-RectoBlog

  

Essaimer

 

 

14 euro 

 

Pierre de La Galite

 

 

Pierre de la Galite: La vague et le rocher

   

CD: 21 chansons,

 15 Euro 

 

 

 

 

 

Pour acheter:

laruchedesarts@hotmail.fr 

 

 

On Buzzzze notre Ruche

la Ruche en thèmes

Poésie

Mercredi 16 avril 2014 3 16 /04 /Avr /2014 09:17
- Publié dans : Poésie

  Horloge 3 Serge

  

 

Extraits de

Mille et un silences pour traverser le temps 

 

de  Serge Carbonnel

 

  

Voici  trois poèmes 

 du recueil de Serge Carbonnel
illustré d’éternité par l’auteur.

 

Horloge 1 serge

 

Art poètique ?

 

Un poème me tente

aujourd’hui je ne sais ce que mes maux vont dire

 

Quand j’écris le poème

à peine si je sais ce que mes mots vont dire

 

L’homme que je ne suis pas

ne voudrait pas mourir dans l’homme que je suis

je voudrais que mes mots puissent le réveiller

 

Lorsque j’écris soleil il faut que le soleil

enfin se lève en moi

 

Un poème me tente

il m’est un appel vague comme besoin de vivre

 

Quand j’écris le poème

je crois que l’on y voit les maux qu’il me faut vivre

 

et l’homme que je suis

ne voudrait pas mourir dans celui qui n’est pas

je sais bien que mes mots me sont déchirements

 

quand j’écris le mot monde

c’est pour le transformer

 

Un poème me tente

Il m’est désir soudain de l’avenir des maux

 

Quand j’écris le poème

je ne sais vraiment rien de l’avenir des mots

 

mais l’homme que je suis affirme

qu’il vous parle à travers sa durée

je voudrais que mes mots puissent alors nous lier

 

et quand j’écris révolte

il faut que la révolte enfin se lève en nous

 

LE POEME ME TENTE
C’EST LA MA SOLITUDE

 

Quand j’écris le mot pain

il n’y a pas de pain sur la table au chômeur

 

Un  silence violent creuse dans mes douleurs

 

Horloge 1 serge

 

 

Le voyage des mots ?

 

Sait-on où mène le voyage des mots ?

 

Horloge 1 sergeVers quels lieux de la pensée ou de la sensibilité ?

Car les mots bousculent les noms eux-mêmes

Et évoquent les lieux vers lesquels les rêves s’élancent.

 

El les rêves n’ont pas besoin de mots pour exister,

ni de silence pour mourir,

ni de bruits

pour sourire aux quatre vents des sables.

 

Ils n’ont besoin que d’être chair.

 

 

EdvardMunch-TheScream-1893.jpg

 

Le cri ouvre la bouche

 

 

Le cri ouvre la bouche

et reste inaudible

en explosion d’étoile

 

Le cri parcourt les veines

bouillant tumultueux

en chutes d’eau secrètes

 

Le cri chauffe la tête

ébouillante les sens

et lance la rupture

 

Le cri n’est plus qu’un cri

un adieu à l’humain

 

le cri n’est plus un cri

 

le cri est une absence

 

Horloge 3 Serge

 

Là-bas

 

Avant de boire l’eau

l’homme plein de silenceHorloge 3 Serge

capture les photons

provenant du soleil

il les met dans son corps

recrache sa lumière

comme un torrent d’amour

au cœur de l’univers

et regardant le ciel

il se gratte la tête

en souriant de joie

aux étoiles cachées

en se disant tout bas

que cette eau dans cette gorge

coule peut-être aussi

dans un frère lointain

 

 

 

 

Couv Serge Carbonnel-RectoBlog

 

serbema

 

 

 

Horloge 1 serge

 

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Lundi 24 mars 2014 1 24 /03 /Mars /2014 08:30
- Publié dans : Poésie

PleinSens n°20

"Le chemin"

 

 

 

Marieva Sol 180-"Pourquoi avoir choisi ce poème, Marièva Sol?" 

-"  Un voyage dans le RER réaliste et rythmé par un style classique devenu très moderne sous la plume de l'auteur, actualisé, renouvelé par la forme "slam" vivante et rapide. Ce parcours auquel on ne peut que participer nous plonge dans notre propre vécu avec des détails percutants. On s'y croirait, emporté à grande vitesse par un métro inconfortable et nauséabond. Le langage volontairement populaire ajoute à la description d'une ambiance et d'une histoire qui suscitent en nous des sensations inconnues. Il nous parle de l'auteur voyageur, le situant dans une époque, un lieu, un âge et les problèmes de société trés actuels qu'il dénonce. Au fil de cette page de son existence, que Reza nous invite à partager, c'est avec l'humour complice d'un humoriste qu'il nous entraîne. Du grand art, un auteur original de très grand talent!"

 

 

 

 

RER Slam

  

de  Reza A. NADERI

 

ran-ox

 

 

 

Yo! ça fait des mois que l'matin j'me reveille

Dans la tête un refrain qui m’suit dans mon sommeil

 

Un refrain parfait en rythme et en mesure

Avec deux hémistiches reliés par une césure

 

C’est un alexandrin tout rond en douze syllabes

Pas besoin pour l’cadrer d’boussole ni d’astrolabe

 

Le v’là comment il est né (ni sonnet, ni quatrain) :

« Attention à la marche en descendant du train ! »

 

C’est la grève, j’sors du lit j m’enfonce dans l’métro

Je file droit devant, au pas et puis au trot

 

Un œil sur la montre, direction RER

Je saute sur la passerelle, j’déboule comme un éclair

 

Du coté d’Saint Remy, j’dévale l’escalator

J’explose tout sur mon ch’min, j’la joue Terminator

 

Le quai est blindé d’monde, y paraît que ça craînt

« Attention à la marche, en descendant du train ! »

 

Les portes de la rame dégueulent leurs passagers

Avec de l’autre coté une vague d’enragés

 

Moi j’attends de monter j’suis déjà sur les genoux

C’est le moment d’affronter la migration des gnous

 

Ils descendent encore et encore y pas d’fin

Je m’demande si je vais pouvoir monter enfin

 

Devant ça s’dégage pépére et sans entrain

« Attention à la marche en descendant du train ! »

 

Quand j’vois ,que s’casse le dernier voyageur

Je mets les gaz à donfe voici venue mon heure

 

J’me jette dans la voiture je pousse autant que j’peux

D’la tête, des épaules, excusez-moi du peu

 

Dedans c’est l’délire, une ambiance de dingue

Y a d’la buée partout, y a pas d’air, ça chlingue

 

J’ai qu’une envie (descendre !), le malaise m’étreint

« Attention à la marche en descendant du train ! »

 

Tout prés d’moi ça sent l’intestin, les boyaux

Y’a mes tripes qui s’retournent et qui jouent au yo-yo

 

Vivement qu’on arrive à la prochaine station

C’est comme si qu’on m’torture, j’suis pris de convulsion

 

Sûr y’en a qu’ont p…, j’en r’viens pas du sans gêne

J’ai besoin grave j’me dis d’une bouffée d’oxygène

 

Enfin le Châtelet ! J’en peux plus d’ce pétrin

« Attention à la marche en descendant du train ! »

 

Les portes se referment, j’ai pu reprendre de l’air

Dans quoi j’me suis fourré ? J’ai les boules, j’suis vénère

 

Le train file vers le sud, d’une allure d’enfer

St Michel- Notre Dame, prochain arrêt Denfert

 

Gentilly, Laplace, Arceuil-Cachan, Bagneux…

Faut que je me calme, pas que j’devienne teigneux

 

Avant l’Parc des Sceaux, j’me dis que pour la peine

J’pourrais descendre un coup-là ou on « Bourre la Reine »

 

Quand j’entends à nouveau cet éternel refrain

« Attention à la marche en descendant du train ! »

 

Au final j’laisse tomber, le devoir m’attend

J’arrive à Anthony j’ai encore un peu d’temps

 

Prochain stop, plus bas, c’est Fontaine Michalon

La voiture s’est vidée j’trouve le temps un peu long

 

J'suis pas loin du journal, un quart d'heure à vue d'nez

J’peux enfin bouger l’c… en gare des Baconnets

 

Y a plus qu’à r’prendre le taf obligé et contraint

« Attention à la marche en descendant du train ! »

 

 

Poème de Reza A. Naderi

Paris, le 11 septembre 2010

 

 

 

 

be

 

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Mercredi 25 décembre 2013 3 25 /12 /Déc /2013 08:44
- Publié dans : Poésie

2012 Sapi..

 

 

 

Prendre l'enfant

dans ses bras

  

de  Marièva Sol

 

L’espace ouvert attend

Le vent retient son souffle

Figé le temps présent

D’un secret s’emmitoufle

 

Une étoile muette

Tresse des mots d’argent

Astrale et désuète

Pour quelques indigents

 

Les bergers des campagnes

Voient son scintillement

Leur regard accompagne

Son vol au firmament

 

Sous la céleste voûte

Laissant là leur troupeau

Ils se mettent en route

Au son de leurs pipeaux

 

Et là-bas sous l’étoile

 

Une femme a souffert

Pour un enfantement

Une humaine a offert

Dans un grand dénuement

 

Plus que l’éclat vibrant

De sa pure jeunesse

Un sol à l’immigrant

Qu’est Dieu dans sa faiblesse

 

Sait-elle cette innocente

Quels seront ses tourments

Et combien plus violente

Que son accouchement

 

La douleur indicible

Qui lui broiera le cœur

Au soir d’un jour terrible

En un sanglant malheur

 

Mais ici dans l’étable


 

Le futur immolé

Babille sur sa couche

Le bientôt flagellé

Porte tout à sa bouche

 

Le divin nourrisson

Sur sa froide litière

Secoué par un frisson

Cherche des yeux sa mère

 

Tourne un regard avide

Que fait briller la faim

Et son estomac vide

Vers son généreux sein

 

L’éternel est fragile

Il est né cette nuit

Sa parole est babil

Tout est petit en lui

 

Il est si vulnérable

 

Livré entre nos mains

Nous avons tout pouvoir

Pour l’adorer demain

Ou le trahir ce soir

 

Il nous offre sa vie

Et quémande la nôtre

Souverain asservi

Appelant des apôtres

 

Il est ce jeune enfant

Dont les deux bras se tendent

Et l’espoir triomphant

De la Joie en offrande

 

Qui répète sans cesse

Chaque nuit de Noël

Sa fidèle promesse

De nous ouvrir le Ciel.

 

Poème de Noël de

 Marièva Sol

 

Photo 081

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Lundi 23 décembre 2013 1 23 /12 /Déc /2013 08:21
- Publié dans : Poésie

PleinSens n°19

"La Ruche à l'école"

 

 

 

Photo 067-"Pourquoi avoir choisi ce poème, Benoit Gimenez?" 

-" Et nous cloturons ce travail passionnant de ces jeunes artistes en herbe par la version dialogue de Styli le Stylo... »

 

 

 

 

 

   Poeme4.JPG

 

Styli le stylo

Version narration

  

d'  Ariel, Charles, Emilie, Juliana, Nabil

 

 

« Bonjour, je m’appelle Styli,

 Styli le stylo à plume.

 Je proviens d’un super magasin et je vis dans la trousse de Tom,

 un petit garçon.

Je suis beau,

brillant,

bleu marine,

et mignon. »

 

« Un jour, Tom joua avec moi dans la classe.

 La maîtresse qui était très sévère, le vit et me confisqua. »

 

« Les petits garçons se moquaient de moi et Tom m’en a voulu…

Je crus que cette punition n’allaient durer qu’un jour.

Quand elle me rendit, elle m’avait vidé tout mon encre. »

 

« Mais Tom s’en aperçut, qu’elle ne fut pas sa surprise ! »

 

« Le lendemain, furieux, mécontente de cette sanction,

Tom voulut se débarrasser de moi ;

Je ne lui servais plus à rien.

Il décida alors de me jeter dans la poubelle de la classe

Réservée aux papiers.

Il se trompa volontairement de poubelle pour se venger de la maîtresse. »

 

« C’est ainsi qu’un de ses camarades, Michaël, me dégota

et me rangea dans sa trousse au milieu

des autres stylos, gommes, colle, Tipex, ciseaux, crayons et feutres… »

 

« Quand j’arrivai à la maison de Michaël, je vis que sa maman n’était pas là.

Son papa avait justement besoin d’un stylo. Il ouvrit la trousse et me trouva sans encre.

Il ne put donc m’utiliser.

Il chercha un autre stylo pour écrire à sa femme en voyage aux Etats-Unis. »

 

« Peu de temps après, Michaël commença à jouer avec moi.

Premièrement, il enleva ma plume et s’amusa à souffler en moi.

Il s’aperçut qu’un son maléfique mais mélodieux sortait de mon corps.

Puis Michaël eut une idée fabuleuse… »

 

« Il demanda à son père de me transformer en instrument de musique !

C’est vrai qu’il était le fils d’une pop star !!!

C’est ainsi que ces deux mélomanes, amateurs de grande musique, se mirent à percer mon

Corps avec un tournevis très pointu. Mais comme j’étais trop dur, le papa prit une perceuse. »

 

« En définitive, j’étais devenu une magnifique petite flûte.

Puis il me peignit couleur « bois ».

Je produisais un joli son aigu, musical et doux.

Enfin,  Michaël m’a offert à sa mère,

A son retour de tournée. »

 

« Depuis ce jour-là, madame Jackson ne peut plus se passer de moi.

Elle m’utilise même lors de ses concerts. »

 

« Plus tard, le petit Jackson est devenu luthier,

c’est à dire un artisan qui fabrique et répare les instruments de musique

et est même devenu le luthier le plus riche du monde,

connu à travers le monde entier. »

 

« Et tout ça, grâce à moi,

car il a eu la bonne idée de me recycler ! »

 

 

Dialogue d'un groupe d'enfant

CM1, Ecole championnet

D.R.

 

Poeme2-copie-1.JPG

 

be

 

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Lundi 16 décembre 2013 1 16 /12 /Déc /2013 08:13
- Publié dans : Poésie

PleinSens n°19

"La Ruche à l'école"

 

 

 

Photo 067-"Pourquoi avoir choisi ce poème, Benoit Gimenez?" 

-" Le travail de nos artistes-élèves continue. En effet, Ariel, Charles, Emilie, Julianna et nabil doivent reprendre cette même et belle histoire de stylo recycler en flûte pour la narrer... »

 

 

 

 

Poeme-3.JPG

  

Styli le stylo

Version narration

  

d'  Ariel, Charles, Emilie, Juliana, Nabil

 

 

Il était une fois un stylo à plume qui s’appelait Styli. Il provenait d’un super magasin et vivait dans la trousse d’un petit garçon qui s’appelait Tom. Ce stylo était bleu marine, long, mignon, brillant.

 

Un jour, au lieu de travailler à l’école, Tom préféra jouer avec l’encre de son stylo. La maîtresse le vit et lui confisqua son stylo. Elle était très sévère, blonde et portait de grosses lunettes.

Le petit garçon s’en moquait et crut que cette punition n’allait durer qu’un jour.

Quelques temps après, la maîtresse lui rendit le stylo, mais il s’aperçut (Quelle ne fut pas sa surprise) qu’elle avait retiré l’encre.

 

Le lendemain, furieux et mécontent de cette sanction, tom voulut se débarrasser de ce stylo qui ne lui servait plus à rien. Il décida alors de le jeter dans la poubelle de la classe réservée au papiers. Il se trompa volontairement de poubelle pour se venger de la maîtresse. C’est ainsi que Michaël, un de ses camarades, le dégota et le rangea dans sa trousse au milieu des autres stylos, gommes, colle, Tipex, crayons, feutres…

 

C’est alors que le soir venu, Michaël rentra à la maison. Sa mère, Mme Jackson, qui était une chanteuse très populaire, était à ce moment-là en tournée aux U.S.A.. Ce jour-là, elle se trouvait à Miami, en Floride pour deux semaines.

M. Jackson, son époux, ayant envie d’écrire à sa femme pour lui donner des nouvelles et la féliciter pour ses concerts qu’il a vus, rediffusés à la  télévision, avait besoin d’un stylo. Il chercha donc dans la trousse de Michaël et y dénicha ce fameux stylo sans encre.

 

Il ne put l’utiliser, mais ce soir là, Michaël commença à jouer avec : d’abord, il enleva la mine puis s’amusa à souffler dedans. Il s’aperçut qu’un son affreux mais pourtant mélodieux en sortait !Il lui vint alors une idée fabuleuse : il proposa à son père de transformer cet objet anodin en instrument de musique, lui qui était le fils d’une grande star, reine de la pop !!!

 

C’est ainsi que nos deux mélomanes, amateurs de grande musique, se mirent à percer Styli avec un tournevis très pointu. Comme ça ne suffisait pas à trouer suffisamment le plastique, ils utilisèrent une perceuse.

 

En définitive, Styli est devenu une magnifique petite flûte qu’ils ont peint couleur « bois ». Elle produisait un joli son aigu, musical et doux, et Michaël l’a offerte à sa mère à son retour de tournée.

Depuis ce jour là, Mme Jackson ne peut plus s’en passer : elle en joue même lors de ses concerts !!

 

Plus tard, son fils est devenu luthier, c’est à dire un artisan qui fabrique et répare les instruments de musique et est même devenu le luthier le plus riche du monde, connu à travers le monde entier !

Tout cela grâce à ce fameux stylo qu’un jour il a recyclé !

 

Texte d'un groupe d'enfant

CM1, école Championnet

D.R.

 

Poeme2.JPG

 

 

 

be

 

 

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Lundi 9 décembre 2013 1 09 /12 /Déc /2013 08:48
- Publié dans : Poésie

 

PleinSens n°19

"La Ruche à l'école"

 

 

 

Photo 067-"Pourquoi avoir choisi ce poème, Benoit Gimenez?" 

-" Contrairement à mes copains de rimes qui furent contraint de sélectionner deux ou trois poèmes sur les trente-six proposés dans chaque PleinSens, j’ai l’immense chance de n’avoir à choisir qu’une histoire sur les quatre de ce PleinSens. Hélas, qu’elle ne fut pas ma déconvenue en constatant que toutes étaient  magnifiques ! Entre Crion le ballon sauveur, Junior l’ours en peluche, Domino le ventilo et Styli le stylo, je choisirai ce dernier. Car le stylo est le prolongement de l’inspiration pour les poètes que nous sommes et il est agréable de découvrir l’inventivité de ces enfants incroyables sur cet objet qui ne nous quitte jamais, à nous les écrivants du sublime… »

 

 

Poeme1.JPG

 

  

Styli le stylo

Version poème

  

d'  Ariel, Charles, Emilie, Juliana, Nabil

 

 

C’est l’histoire d’un stylo

Un stylo très très beau.

 

Hélas, il a perdu son encre

Et son propriétaire est un cancre.

 

Ce garçon à qui il appartient

Ne l’aimait pas vraiment bien.

 

Il l’a donné à un autre enfant

Qui passait par là, à ce moment.

 

Celui-ci l’ayant confié à son père,

Ils en font une utilisation particulière…

 

Le petit garçon lui enlève la plume,

De la radio baisse le volume,

Souffle dans ce stylo vide

Et y dépose un air humide.

 

Il s’aperçoit que ça fait du bruit

Le jour comme la nuit.

 

Alors avec son cher papa,

De bien plus prés, il regarda

Ils firent des trous dans le stylo ;

Et soufflant, on entendit l’écho !

 

Devenu une petite flûte,

Le stylo se mit à jouer en ut.

 

Ainsi, on n’est pas obligé de jeter

Un vieil objet même s’il est cassé.

C’est plus malin de bien le recycler

Et après, quelle joie de le réutiliser !

 

 

Poème d'un groupe d'enfant

Cm1 école Championnet

D.R.

 

Poème2 

 

be

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Lundi 25 novembre 2013 1 25 /11 /Nov /2013 08:50
- Publié dans : Poésie

PleinSens n°18

"Couleur femme"

 

 

 

Portrait Maryse-copie-1-"Pourquoi avoir choisi ce poème, Maryse Licette?" 

-" Enfin quelqu’un qui ne jette pas la pierre à ces femmes bien souvent marquées par le destin. Que savons-nous d’elles, nous qui les fusillons du regard, les condamnons ? Vous, messieurs, qui les humiliez en vous en servant comme d’un objet dont on se débarrasse le moment venu ? Pensons-nous à leur détresse, à leur profonde douleur ? Personnellement, j’essaie de ressentir la brûlure de leurs blessures…mais le peut-on ?"

 

  9116

 

 

Elle pleure

  

d' Abad Boumsong Somkong

 

Elle connaît les rues et le nom des ruelles

Les bars où chacun peut boire jusqu’au matin

Ils font partie de son univers vide et cruel,

La nuit est un voleur qui soustrait son destin.

 

Parfois le soir elle rêve d’une autre vie,

Où elle est très loin de toutes ces odeurs,

Loin des artères infestées de maraudeurs

Sans le bruit des pas des démons sur le parvis ;

 

C’est qu’on se perd souvent à travers les autres,

Quand chaque regard est comme un coup de feu.

L’âme meurt quand la fange où elle se vautre

Est informe et qu’elle la consume peu à peu.

 

Oh ! Si vous saviez comme elle hait les hommes

Qui font de son corps un temple où ils prient ;

Aucun d’eux ne veut entendre son cri

Les morts n’ont pas de voix puisqu’ils sont des fantômes.

 

Si elle pouvait mettre le feu à son existence

Immoler ses jours comme on brûle une sorcière.

Mais quand on est maudit, et que seule la potence

Nous appelle, le chant de l’abîme est prière.

 

Vous qui lancez des pierres, vous qui les huez

Elles sont comme vous, c’est la même matière,

La même douleur les déchirant d’une horrible manière.

Vous qui les lapidez, savez-vous que vous les tuez ?

On est une femme même quand on est une prostituée.

 

 

Poème d’Abad Boumsong Somkong,

Extrait de « Le livre du néant »

Edition L’Harmattan

2008

 

 

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bema

 

 

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Lundi 18 novembre 2013 1 18 /11 /Nov /2013 08:48
- Publié dans : Poésie

 

PleinSens n°18

"Couleur femme"

 

 

 

Portrait Maryse-copie-1-"Pourquoi avoir choisi ce poème, Maryse Licette?" 

-" En quelques vers Michèle nous donne le tracé de son évolution ; on ne peut qu’aimer cette petite fille modèle/garçonnière, cette maman pleine de tendresse, cette battante/combattante, prônant l’amitié et la joie de vivre. Une femme qui nous montre l’exemple. Suivons-la !"

 

 

 

Michele 

 

 

Couleur femme

  

de Michèle Lassiaz-Chambon

 

Naguère, je fus couleur

tablier bleu d’écolière

et aussi couleur gris garçon manqué

pour, des années plus tard,

devenir couleur rose bleu,

maman tendresse.

Couleur rouge passion

fut mon étendard

de femme engagée, révoltée

pour fleurir dans les manifs,

les grèves et les séquestrations

de P.D.G.

S’enroulent et dansent dans ma vie

Couleur jaune Amitié, couleur soleil.

Je demeure multicolore

au gré de mon cœur,

marquée

du sceau de la féminité.

 

Poème de Michèle Lassiaz-Chambon

D.R.

 

 

 

bema

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Lundi 11 novembre 2013 1 11 /11 /Nov /2013 08:40
- Publié dans : Poésie

 

PleinSens n°18

"Couleur femme"

 

 

 

Portrait Maryse-copie-1-"Pourquoi avoir choisi ce poème, Maryse Licette?" 

-" Poésie…mélodie qui nous tient et ne nous lâche plus, qui fait vibrer toutes les cordes sensibles… Robe trémière…rose trémière !? Beauté, grandeur, garde tous ses secrets, ses mystères. Sensible, subtile, sublime…

 En lisant et relisant ce poème, l’envie me prend de le chanter. Merci Alain pour ta sensibilité. Je suis sous le charme !

 

 

Photo 007

 

 

Girola

  

d' Alain Pizerra

 

Au clavier des cent doigts

Girola la fille

Va et revient en la

Au lavoir des cent pas

Gouttes amères

Sur la robe trémière

Insolée et fanée

Larmes du regard vide

Solfège de la pluie

Qui tombe sur le banc.

Girola perle ronde

Pervenche cicatrice

S’en va et ne revient

Sur sa peau

L’ondulation douce de la brise

Sur sa peau l’étonnement de l’air

Sur sa peau

Soixante-quatre double croches

Les hommes au café, les femmes en gâteau

Plaint-chant

Girola, rose verte

Qui restera fermée.

 

Poème d’Alain Pizerra

D.R.

bema

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Mercredi 23 octobre 2013 3 23 /10 /Oct /2013 08:48
- Publié dans : Poésie

 

 

Blog-Sain-.jpg

Extraits d'

Harmonie 

de  Gisèle Ory

 

  

Voici  courts poèmes et autres pensées 

 du recueil de Gisèle Ory
illustré par  les icônes peintes par l'auteure.

 

 

Blog-Sainte-Marie-Madeleine.jpg

 

"Pourquoi exiger d’un autre

Ce qu’on ne peut obtenir soi-même"

 

 

Une pensée d’amour

donne beaucoup de joie

elle enrichit le jour

en lui parlant de toi

et je l’entends toujours

murmurer tout bas

qu’il faut garder la foi

et tout arrivera

 

 

Attendre

c’est nourrir l’espoir

qui berce les illusions

je n’ai plus rien à dire

que de venir à moi

ce qui est mérité

 

Raphael-Blog.jpg

 

 

"La vérité est ce qui fait

sourire l’être quand

il est seul avec lui-même"

 

 

A se nourrir d’espoir

les illusions sont tristes

elles sombrent dans le doute

aux portes de l’oubli

et ne peuvent plus croire

aux promesses d’un soir

 

 

Le temps n’a ni poids ni mesure

il est toujours dans le présent

pour vous servir à chaque instant

ne l’accusez plus de ne pouvoir faire

ce que vous n’avez pas envie de faire

 

 

Poète d’un jour

qui rêve toujours

d’écrire la vie

des mots qui supplient

de tuer la haine

où la misère règne

où l’harmonie saigne

des larmes en peine

 

Annonciation-Blog.jpg

 

 

"L’art de penser

c’est respecter ce qui est"

 

 

L’étranger

 

Il ne vient de nulle part

n’appartient à personne

le ciel dans les yeux

le sourire lumineux

il s’adresse aux oiseaux

qui répondent aussitôt

ses lèvres sont chaudes

elles parlent d’amour

et chantent la vie

aux êtres chéris

son âme de foi

s’élève dans la joie

et son corps merveilleux

embrasse les cieux

 

 

Couv Gisele Ory-blog

 

 

bema

 

 

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Lundi 14 octobre 2013 1 14 /10 /Oct /2013 08:46
- Publié dans : Poésie

 

PleinSens n°17

"Le jeu"

 

 

 

Portrait..-"Pourquoi avoir choisi ce poème, Louise Emily?" 

-" Un jeune enfant participant à l'atelier d'écriture de Clara Murner ouvre, ici, les portes d'un paradis, de liberté et d'amour tout plein de charme émouvant de l'enfance."

  

  

 

 

  unite_pays_dessin2.jpg

 

 

Texte d'enfant

  

d'  Illisible???

 

Ce texte fut écrit par un enfant durant l'atelier d'écriture de notre association,

tenu par Clara Murner... 

 

Il y a un petit ange sur le pas de l'entrée

 Il y a le sentiment de liberté

Il y a les envies de partir

Il y a comme un portail qui nous guide vers le paradis

Il y a dans ce monde un amour infini

 

  Poésie d'un enfant

Atelier d'écriture octobre 2009

 

 

bema    

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Lundi 7 octobre 2013 1 07 /10 /Oct /2013 08:39
- Publié dans : Poésie

 

PleinSens n°17

"Le jeu"

 

 

 

Portrait..-"Pourquoi avoir choisi ce poème, Louise Emily?" 

-" Ce joli poème allie la naïveté au fantastique, voire à l'absurde, avec une bonne humeur qui me plaît."

 

 

 

 

 

evelyne.gif

 

Divertissement

  

d'  Evelyne Pernel

 

 

 

Le manège sur la place

Joyeusement tournait,

Les enfants criaient, riaient.

 

Mais un grincheux passa par-là,

Grimaçant, injuriant ça et là.

 

Vous ne le croirez pas !

Il arriva

Qu’un magnifique cheval de bois,

De colère, prit la mouche 

Et un coup de sabot lui donna.

Alors, le manège s’arrêta.

 

Le grincheux se mit à hennir,

Le cheval à hurler de rire.

Les enfants, ébahis, s’esclaffèrent.

Quelle affaire !

Dépité, l’intrus quitta les lieux

Et la musique repartit.

 

Quelques secondes après,

Le manège sur la place 

Joyeusement tournait,

Les enfants criaient, riaient.

 

 

Tiré de « Sous une pluie de plumes et d’étoiles »

d'Evelyne Pernel 

 

 

 

site internet d'Evelyne Pernel:

http://perneleve4.free.fr/

 

 

bema

 

 

 

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Lundi 23 septembre 2013 1 23 /09 /Sep /2013 08:36
- Publié dans : Poésie

 

PleinSens n°16

"Le rire"

 

 

 

Portrait..-"Pourquoi avoir choisi ce poème, Louise Emily?" 

-"  Prendre les choses avec humour sans toutefois tomber dans la vulgarité (dans "l'indignité" dit l'auteur), ce n'est pas toujours si aisé. Mais pour Zaïa, cela semble l'être, et elle vous donne l'envie de suivre son exemple. Rions donc avec elle!"

 

 

 

 

Et rire...

  

de  Zaïa Evain

 

  impro 042

 

 

Et rire, rire toujours

De ce qu’on est épargné

Rire de nos peurs, de nos angoisses

Du temps qui passe et qui laisse

Un peu partout sur notre enveloppe

Les traces de son timbre fripé

Dont les dents acérées nous laminent

Attention, souriez…bistouri

C’est dans la boîte en sapin cette fois-ci

Et rire, rire encore du gars hilarant qui

Nous toise, gonflé de pets d’orgueil

De ce nanti qui nous scrute avec sa loupe

D’argent et qui rate le meilleur de nous-mêmes

Et rire, rire du savon qui fait des bulles

De la tentation qui nous brûle

Qui nous possède et à qui on cède un peu,

Beaucoup et tout le terrain de notre volonté

Il faut rire, rire de tout, rire debout ou plié en deux

Comme le cheveu qui s’électrise et se coupe en quatre

Pour faire de son mieux jusqu’à se poser sur la langue

De la vipère, au point qu’on a le bassin qui se tortille

Et rire, rire de ce que tu fais de bien,

De ce que tu rates le mieux

Parce que l’important n’est pas d’être le meilleur

Mais d’être bien, d’être propre et d’être là

L’illusion permet d’exister, elle ne permet pas de vivre

Reste, quoi qu’il en soit, humble et lucide

Ton fauteuil sera vide quand tu partiras, crois-tu ?

Mais quand tu partiras on changera le mobilier

Tout au plus verra-t-on quatre traces de pieds

Laissons cela

Il faut rire, rire très fort pour ne plus entendre le bruit du silence

Rire, rire très fort pour chasser la déprime qui frappe à la porte de ton ego

Rire encore pour attirer les gens qui fuient la tristesse

Et sont le faire-valoir de ta solitude

Rire encore et toujours car peut-être demain sera meilleur qu’aujourd’hui

Rire enfin pour qu’à la grande foire de l’exigence

Sans rabais, sans ristourne, tu demeures intact et digne

 

Poème de Zaïa Evain

D.R.
Octobre 2005

 

bema

 

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Vendredi 30 août 2013 5 30 /08 /Août /2013 08:23
- Publié dans : Poésie

Log Plein..

 

 

« Tour Eiffel,

guitare du ciel »

 

Vicente Huidobro

 

 

« On ne choisit pas ses parents,

on ne choisit pas sa famille,

on ne choisit pas non plus

les trottoirs de Manille, de Paris ou d’Alger

pour apprendre à marcher. »

 

Maxime le Forestier

 

 

Parivages

  

  de  Sabine Kahsay Habtemicael

 

IMGP1424

 
 
A mes pieds s’étend une mer
Faite de brique et de tôle
Ponctuée çà et là
D’une île peinte en vert
Qui s’étire telle un chat
Qui ronronne et qui miaule
 
Au coin de l’horizon
Jaillissant de l’écume
Un immense aiguillon
Taquine les nuages
Comme pour faire naître l’orage
Au-dessus du bitume
 
A mes pieds s’étend une mer
Faite de brique et de tôle
Océan éphémère
Dont les embruns me frôlent
 
Les reflets acier et tomette
De ses flots immobiles
Font écho au soleil
Suspendu à un fil
Le monde se réveille
Sur un air de guinguette

A mes pieds s’étend une mer
Faite de brique et de tôle
Mes rêves ont leur repaire
Au creux de son épaule

Et moi je la surplombe 
Mes pieds dans les remous
Je respire la fraîcheur
Du matin aigre-doux
J’ai déposé mon cœur
Sur l’aile d'une colombe
 

Poème de Sabine Kahsay Habtemicael
D.R.
 
 
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