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Poésie

Lundi 13 mai 2013 1 13 /05 /Mai /2013 08:51
- Publié dans : Poésie

PleinSens n°14

"Le temps"

 

 

DSC02419- “Pourquoi avoir choisi ce poème,  Sylvie hérout ?”

- “Mouillage : qui rend bien l’éternité de l’instant dans un hymne à la femme et à  la mer !”

 

 

 

 

 

Mouillage 

  

  de  Stéphane Cottin

 

 Paris juin 2010 017[1] Stéphane Cottin est au centre de la photo

 

  

La semeuse a posé

Sur la terre son or

Des senteurs d’alizés

Montent là-bas du port

Des éclats de lumière

Descendent en nuées

Jusqu’aux mâts des faîtières

Où dorment les bergers

Sur la porte des songes

On peut lire simplement

Silence à vous les anges

Je rêve à elle maintenant

J’incline à m’élever

Très loin du vaste monde

Jusqu’à l’autel dressé

Ma sirène des ondes

Je fais ici serment

D’être à toi troubadour

Et le meilleur amant

La nuit comme le jour

D’arrimer à ton quai

L’amour qui prit le large

De ne plus m’échapper

Quand le vent est d’orage

De suspendre à mes mots

L’objet de tes désirs

Jusqu’à devenir sot

Si c’est là ton plaisir

Fais de moi ton esclave

De blé ton grenier plein

Je remplirai ta cave

Du meilleur de mes vins

Mais soulage ma fièvre

O fruit de ma passion

Par un oui sur tes lèvres

Célébrons notre union

Ma reine sous ton charme

A cette heure sans pareil

Je dépose mes armes

Mon unique soleil

Ivre de dévotions

Je soumets à ta grâce

Toute ma soumission

Avant que je trépasse

Je vais en dérivant

Avec le vent du large

Mouiller près des arpents

De ton lointain rivage

 

Poème de Stéphane Cottin

D.R.

 

 

 

 

bema

 

 

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Lundi 29 avril 2013 1 29 /04 /Avr /2013 08:14
- Publié dans : Poésie

 

PleinSens n°13

"Les utopies/Le rêve"

 

 

IMGP1424.JPG-“Pourquoi avoir choisi ce poème,

Sabine Kahsay Habtmichael ?"  

-“J’ai choisi ce texte parce qu’il me fait rêver ! Ah, la poésie du gardien du phare, seul face aux tempêtes, à la mer et à la vie ! J’adore cette image. Et la surprise de l’identité du “je” n’est-elle pas infiniment poétique…?

L’utopie bien souvent nous emmène vers des contrées lointaines, qui, une fois découvertes perdent de leur attrait, alors on repart, vers d’autres contrées lointaines, et l’histoire se répète, inexorablement ; “au risque de m’égarer”… Nos rêves trouveront-ils davantage leur réalisation dans un ailleurs, et combien d’ailleurs faudra-t-il visiter avant de trouver le bon ? Chacun de nous doit apporter ses propres réponses à ces interrogations, faire ses propres recherches : “L’expérience reste mystère Tant qu’elle n’est pas vécue”… Mais ne vient-il pas toujours un temps où, comme le suggère Rachel, las de ces voyages incessants, on est heureux de simplement construire un nid ? 

Et si l’utopie ultime, c’était justement de trouver sa place, de “Savoir où se poser” ?…”

 

 

 

79977666_o.jpg  Photo de DanielleTiprez 

site internet: www.focus64.canalblog.com 

 

 

 

Se poser

  

  de  Rachel Guez

 

 

C’est un homme qui rêve.

 

Un livre à la main,

Il prie, fixant les cieux,

         Espérant chaque matin,

Un horizon plus bleu.

 

Il s’approche, et me dit :

         « Je crois te reconnaître ,

Jadis, ta tribu chantait sous ma fenêtre.

 

Même s’ils ne reviennent pas Tu es ici chez toi.

Il fait froid et tu trembles, viens rentrons

Sous mon toit. »

 

Et le gardien du phare me sort du marécage.

Il me donne à manger et nettoie mon plumage.

 

« Si tu restes un peu,

Je pourrai te conter

L’histoire de tes aïeux

Qui s’étaient exilés.

 

Ils avaient dû migrer

De leurs îles lointaines,

Pour venir s’abriter

Fuyant ce temps de haine.

 

Tu es plus libre qu’eux,

Cette terre t’a vu grandir,

Tu peux quand tu le veux,

Partir ou revenir. »

 

Je regarde le sage,

Son sourire bienveillant.

 

« Cette côte n’est pas une cage,

Mais je suis goéland

Il me faut de mes ailes,

Ouvrir d’autres chemins,

 

         Au risque de m’égarer,

Pour m’apaiser, enfin.

 

Que m’importe ce que d’autres

Ont vu ou entendu !

 

L’expérience reste mystère,

Tant qu’elle n’est pas vécue. »

De son bras étendu,

L’homme montre l’océan.

 

 « Voici le temps venu,

D’entonner d’autres chants.

 

Les échos de nos côtes,

Retentiront sous peu,

De tes nouveaux accords.

 

Tu diras joyeux,

En construisant les nids 

 De tes futures couvées.

 

Le bonheur, c’est aussi :

 

Savoir se poser ! »

 

Poème de Rachel Guez

(juin 2000/décembre 2003)

D.R.

 

 

 

  bechmach

 

 

 

 

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Lundi 22 avril 2013 1 22 /04 /Avr /2013 09:19
- Publié dans : Poésie

PleinSens n°13

"Les utopies/Le rêve"

 

 

IMGP1424.JPG-“Pourquoi avoir choisi ce poème, 

  Sabine Kahsay Habtmichael ?”

-“Christian cite le recueil de nouvelles “Tout à l'Ego”, de Tonino Benacquista, que j'ai adoré. 

L’idée de cette boîte noire, dans un recoin de notre cerveau, qui enregistrerait toutes nos pensées, tous nos rêves, toutes nos actions, toute notre vie en somme, ouvre un immense éventail de possibles. Avec cet outil de relecture de notre histoire, nous pourrions réécrire avec précision les passages un peu flous, redessiner les visages oubliés, étudier le chapelet des causes et des conséquences, déterminer à quel moment nous avons fait le mauvais choix, ou pris la bonne décision. Ce serait comme une deuxième chance ; le passé resterait tel quel, mais le futur prendrait un tour nouveau. 

Est-ce une utopie ? Ne peut-on pas croire qu’une telle “boîte noire” existe ? On dit bien que l’être humain n’utilise qu'une toute petite partie des capacités de son cerveau... que nous permettrait le reste ?

Le poète, pour composer ses rimes, ne part-il pas fouiller dans ces méandres ? 
Christian, lui, a ouvert sa boîte, et dans son sommeil “sublimi/paradoxal”, elle n’est toujours pas fermée…”

 

 

  

 

Boîte noire

et matière Grise

  

  de  Christian Lafont

 

la complainte du p'tit noir, la jaquette 005

 

 

Au hasard des pages d’un polar d’occasion,

Ou dans une chanson, que l’on dit « Art mineur »

On est parfois entraîné dans de grandes réflexions

Et l’on n’est pas très loin de l’accord « dit majeur. »


Plongé dans une nouvelle « polarisante »

Extraite du recueil intitulé « Tout à l’Ego »

Je découvrais les thèses stupéfiantes,

Du renommé BENACQUISTA Tonino

Et notamment « L’histoire d’un mec »

Qui, après accident, dans le coma,

Divagua, débita des « salamalecs »

Délira, tint des propos extravagants,

Qu'une gentille infirmière enregistra

Et lui restitua confidentiellement,

Lui expliquant que cet état psychologique

Valait bien quelques séances psychanalytiques,

Et, qu’en revisitant « cette boîte noire »

 Il pouvait réexaminer son histoire.


C’est ainsi qu’il fut bien surpris,

De l’étonnant contenu de sa mémoire

Et de l’itinéraire reconstruit,

Qu’il fut obligé de croire.


En écoutant la radio, j’écris ces lignes ;


Insidieusement, je prends pour un signe,

La chanson engagée, qui m’incite à penser,

Qu’en explorant ma trajectoire

Après une période mouvementée

Je réussis maintenant à dire et écrire…

Je peux peut-être même sourire,

De la cascade « d’emmerdements »

( Pas de meilleur synonyme,

pour justifier la rime)

Le film se déroule inexorablement

Après les nuits blanches, je dors comme un bébé

Je rêve, « sublimi/paradoxal » et « la boîte noire »

N’est toujours pas fermée…


poème de Christian Lafont

(24/04/08)

D.R.

 

 

 

bechma

 

 

 


 

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Lundi 8 avril 2013 1 08 /04 /Avr /2013 09:06
- Publié dans : Poésie

PleinSens n°13

"Les utopies/Le rêve"

 

 

IMGP1424.JPG-“Pourquoi avoir choisi ce poème,

Sabine Kahsay Habtmichael ?"

-"J'ai choisi ce poème d'une part parce que j'apprécie sa technique, son rythme ; d'autre part pour ce qu'il nous dit. D'ordinaire j'aime les textes plutôt optimistes, gais, ou en tout cas encourageants ; celui-ci est sombre, mais tellement bien écrit, et tellement vrai... 

La tentation est grande de parcourir le monde, de découvrir les pays et les déserts, de lutter pour de grands idéaux...moi la première j'ai cédé à ces sirènes ! Et ce fut source de grande joie... mais il est vrai aussi que courir après des chimères nous éloigne de la vie, de l'amour qui, comme l'écrit Bernard, "s'arrose jour après jour A la lumière de ses baisers". Comment pourrait-on concilier les deux ? Est-ce seulement réalisable ? Faut-il nécessairement renoncer à l'un pour vivre l'autre ?

Vouloir refaire le monde est sans doute une utopie, oui. Ne peut-on refaire que son monde à soi, entouré des siens ? "Sous ton toit Il y avait un monde à bâtir"... 

Nous avons tous notre utopie ; je continue à penser que même si cela ne peut s'éterniser, prendre le temps de la vivre est un passage obligé... le tout étant de savoir quand s'arrêter ; si possible avant de "rater sa vie"..."

  

 

  

Rater sa vie

  

  de  Bernard Philippon

  la complainte du p'tit noir, la jaquette 010

 

 

Avoir traversé cent pays

Connu les faims connu les guerres

S’être saoulé de mille whiskys

Soudain mettre un genou à terre

 

Avoir traversé les déserts

Couru partout des rêves fous

Pour mettre fin à la misère

Et soudain tomber à genoux

 

Avoir voulu trouver ailleurs

Les sens des mots de l’infini

Avoir cru en des jours meilleurs

Et découvrir son utopie

 

Avoir voulu sauver le monde

Chercher très loin la vérité

S’être perdu dedans sa ronde

Loin de toute réalité

 

Avoir été de tout combat

De toutes ces luttes inassouvies

Contre tyran crier : A bas !

Et se sentir à leur merci

 

N’avoir été qu’un mercenaire

Pétri de bien des illusions

Auprès de causes millénaires

Sans s’être posé de questions

 

N’avoir pas vu que sous son toit

Il y avait monde à bâtir

Qu’une femme tendant les bras

Et un enfant en devenir

Avaient tous deux besoin de toi

Te suppliant de revenir

 

Pauvre homme ne te voyant pas

Ils viennent tous deux de partir…

 

Te voici enfin de retour

Cherchant le repos du guerrier

Mais il faut savoir que l’amour

N’est pas pour les aventuriers

Car il s’arrose jour après jour

A la lumière de ses baisers

 

 Homme, l'amour est solidaire 

Il se construit par notre envie

 

Toi l’homme qui fus éphémère

Alors ne sois donc pas surpris

 

D’avoir ainsi… raté ta vie !

 

 

Poème de Bernard Philippon

-Août 2006-

D.R.

 

bechma       

 

 

 

 

 

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Jeudi 14 mars 2013 4 14 /03 /Mars /2013 08:55
- Publié dans : Poésie

 

HipHopt.JPG

 

Extraits de

Dansez maintenant tout l'été et dans la bise 

 

de  Marièva Sol

 

  

J'ai écrit ce recueil pour accompagner par les mots

 mon exposition  de DANSES (Dessins aux crayons bleu)

 et PLOCs (Peintures aux encres de couleur)

à l'ESPACE ART GALLERY à Bruxelles en mai 2012

Voici trois poèmes qui en sont extraits:

 

 

Elle danse mon âme

 

 

Il danse mon rêve il danse

Sur les berges en lumière

Des torrents et des rivières

Où dans l’herbe je m’allonge

Pour me noyer dans un songe

 

Il danse mon cœur il danse

Sur les lèvres de l’aimé

Où il se penche affamé

De baisers et de tendresse

Au seuil d’une nuit d’ivresse

 

Elle danse ma joie elle danse

Sur les étoiles qui brillent

Dans un ciel feu qui fourmille

De célestes harmonies

Si proches de l’infini

 

Elle danse ma vie elle danse

Au fil bleu de mes destins

De famines en festins

Des fous rire de l’enfance

Au futur des jours de chance

 

Elle danse ma foi elle danse

De la crèche au Golgotha

De calvaires en piétas

Liant demain à hier

Par un ruban de prières.

 

Claquettest.JPG

 

 

 

Bastringue pour une biographie

     

 

Au bal de mon existence

J’ai dansé mes jours de chance

Et gigoté mes romances

 

Lorsque j’étais jeune fille

En agitant mes gambilles

Je partais en séguedille

 

J’ai appris sur un volcan

En brûlant et suffoquant

La gaillarde et le cancan

 

Dans les bras de la misère

J’ai fait trois tours à l’envers

Les pieds nus en plein hiver

 

Grâce à mon prince andalou

Un filou assez jaloux

Deux pirouettes avec un loup

 

Puis sans demander pardon

Quatre pas de rigodon

En prélude à l’abandon



Etant gourgandine

J’ai cherché pour la biguine

Une compagnie coquine

 

Au tango de la tendresse

J’ai tangué dans l’allégresse

Au rythme de tes caresses

 

Quand on se dira adieu

J’irai guincher dans les cieux

Avec les anges gracieux

 

Ce sera mon dernier bal

Enlacée au corps astral

D’un cavalier sidéral.

 

 

Charlestont.JPG

 

 

 

Quand Eole déchaîné tourbillonne

 

 

 

Bal

Brutal

Des vents fous

Qui tout à coup

Soufflent en tempête

Mugissent et répètent

 

Dans une danse macabre

Leur hurlement de mort et cabrent

L’arbre en une ronde furieuse

Vouent à une fin ignominieuse

Les gens emportés par ce quadrille impie

Malmenés comme des jouets et des toupies

Enfin rassasié le typhon s’éloigne

Et les champs dans leur nudité témoignent

De cette bacchanale vécue

Alors épuisé et vaincu

Le japon se relève

Contemple ses grèves

Et il cicatrise.

Douce une brise

Bien soumise

Fugace

Valse.

 

 

 

  Dansez maintenant tout l'été et dans la bise

 

 

bema

 

 

 

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Lundi 11 mars 2013 1 11 /03 /Mars /2013 09:05
- Publié dans : Poésie

PleinSens n°12

"Les quatre éléments"

 

 

IMGP1424.JPG-“Pourquoi avoir choisi ce poème, Sabine Kahsay Habtmichael?"

-"Je suis très sensible à la poésie rimée, aux contraintes de forme, aussi ce poème me plaît beaucoup de par son architecture. Le refrain crée un rythme qui nous semble suivre les pas légers du personnage en liesse.

Mais au-delà de sa technique, ce texte nous raconte une histoire, la plus belle : celle d'un amour naissant qui bouleverse la vie et repeint le monde, forçant à voir les choses différemment, plus colorées, plus gaies ; comment y résister ?

A la lecture de ce texte, je me sens comme un enfant qui sautille parce qu'il a reçu un beau cadeau, longtemps espéré..."

 

 

 

thierryScatolin.jpg 

 

 

L'Ange

  

  de  Thierry Scatolin

 

 

La belle mélodie envahit mes oreilles

Je me plais à y voir mon avenir pareil

A ces héros lointains, qui hantent ma mémoire

Avec mes yeux d’enfant, je scrutais le miroir

Celui que j’y voyais me donnait plein d’espoir

 

Aujourd’hui le ciel est bien étrange

Il m’a semblé, cette nuit, avoir croisé un ange

 

Qui a repeint pour moi les murs de la ville

Pourquoi cette beauté, ce matin si tranquille

Pourquoi tous ces sourires que je perçois soudain

Dans les yeux de tous ceux que je croise ce matin

C’est sans doute l’effet d’avoir compris les tiens

 

Aujourd’hui le ciel est bien étrange

Il m’a semblé, cette nuit, avoir croisé un ange

 

Je devrais avoir honte d’être aussi infantile

Je devrais raisonner pour être utile

Etre responsable, ne pas croire au miracle

Baisser la voix, baisser les bras ; oui mais voilà :

Qui vient là-bas, qui vient vers moi, bien sûr : c’est toi !

 

Aujourd’hui le ciel est bien étrange

Il m’a sans doute cette nuit, enfin, offert un ange…

 

Poème de Thierry Scatolin

-D.R-

 

 

 

bema

 

 

 

 

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Lundi 4 mars 2013 1 04 /03 /Mars /2013 08:55
- Publié dans : Poésie

PleinSens n°12

"Les quatre éléments"

 

 

IMGP1424.JPG-“Pourquoi avoir choisi ce poème,

Sabine Kahsay Habtmichael ?"

- “J’ai choisi ce poème car, dès le premier vers, il nous transporte dans un monde de sable, de caravanes et de marchands. L’Orient mythique des contes de mon enfance ! Porté par le “Vent d’Est”, le voyage se poursuit vers l’Occident, pour d’autres caravanes, de la brume et de nouveaux jours. Passer de l’un à l’autre, pour mourir, aimer, renaître, rêver… Parcours jalonné de “soupirs armés de longs espoirs”… Cela ne peut-il être qu’un aller sans retour ?

Ce texte de Reza A. Nadéri est très émouvant. Il évoque les migrations, la douleur du départ, l’espoir que représente l’ailleurs qu’on imagine toujours meilleur. “A l’ombre des platanes nos colombes se croisent ” : souhaitons qu’elles se posent côte à côte pour roucouler en chœur !”

 

 

 

 

Vent D'Est 

  

  de  Reza A. Nadéri

 

 ran-ox.jpg 

 

 

Chante mon cœur le chant du sable et de la pierre

Du vent, de la pluie et de la vie qui passe

Dès l’aube, du désert, au chant des chameliers

Monte la poussière d’un siècle qui s’efface

Pour partir…

 

Et nos songes d’Orient bercés des caravanes

Enfantés par les vœux mystiques des marchands

Montent vers toi, soleil, pour dire la pavane

Des oiseaux qui saignent de trop pousser leur chant

Pour mourir…

 

Chante mon cœur un air d’or et de turquoise

Enfanté par la voix des prêtres et des guerriers

Dans la plaine naviguent des âmes par milliers

A l’ombre des platanes nos colombes se croisent

Pour aimer…

 

Songe, reviens-moi, et que le vent de l’Est

Accourre quand éclôt le siècle de printemps

Reverdissent tes pas sur un passé funeste

Dans les cendres tiédies la pluie compte le temps

Pour renaître…

 

Phénix ou Rossignol, que ton nom immortel

Porte les nations jusqu’aux cieux des coupoles

Que les coquelicots fleurissent de corolles

Qu’ils parlent à l’Occident d’une aurore plus belle

Pour connaître…

 

Dans les terres du Nord des robes d’émeraude

Germent dès le jour sur les ruines d’hier

Quand les mains travailleuses élevées aux rizières

Dansent sous le vent et que la brume rôde

Pour rêver…

 

Et c’est ainsi depuis les vieilles migrations

Fatigue, pleurs, soupirs armés de longs espoirs

Portés jour et nuit, fardeaux d’humiliation

Pour que l’été enfin renaisse à la nuit noire.

 

Pour partir un jour

Je prendrai les chemins

Je prendrai dans ma main

La clé du non-retour

 

Poème de Reza A. Nadéri

Paris, le 15 février 2000

-D.R-

 

 

bema

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 1 mars 2013 5 01 /03 /Mars /2013 08:47
- Publié dans : Poésie

 

PleinSens n°12

"Les quatre éléments"

 

 

IMGP1424.JPG-Pourquoi avoir choisi ce poème, Sabine Kahsay Habtmichael?

-"Personnellement je n’aime pas l’orage, mais ce petit poème me réconcilie avec la foudre ! Derrière une image très concrète, Sylvie Bourgoin cache avec une grande poésie toute la force de la nature. J’ai eu pour ces trois vers... un coup de foudre !

 

 

 

 

  Fureur de Foudre 

 

de  Sylvie Bourgouin

 

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La fermerture éclair du ciel

Se fendit

Et le soleil pénétra.

 

Extraits de "Libres cours"

de Sylvie Bourgouin

Editions Thierry Sajat

 

 

 

bema

 

 

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Lundi 25 février 2013 1 25 /02 /Fév /2013 08:39
- Publié dans : Poésie

 

PleinSens n°12

"Les quatre éléments"

 

 

IMGP1424.JPG-“Pourquoi avoir choisi ce poème, Sabine Kahsay Habtmichael ?"

- “ On dit parfois : « Avoir les pieds sur terre permet de voir les choses comme elles sont, d'ouvrir les yeux… » Françoise Burlereaux nous propose d’avoir les yeux en terre, image - à mes yeux - très poétique. Au sein de la terre mère et nourricière, nos yeux (notre façon de voir le monde) se ressourceront à la sève de la vie et une fois grands ouverts, se feront cueillir par l’inconnu et verront la vraie nature du monde… Ce texte, très court, en dit long!”    

 

   camille-pissarro-les-toits-rouges.jpg

Tableau de Camille Pissarro 

 

 

Sans Titre 

 

de  Françoise Burlereaux

 

 

Je planterai mes yeux

Fleurs dans la terre

Vivantes dans le vent

La nuit et le soleil

Je planterai mes yeux

Fleurs dans la terre

Et l’on me cueillera bouquet

Pour mieux m’éparpiller

 

Poème de Françoise Burlereaux

D.R.

 

 

bemaal

 

 

 

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Lundi 4 février 2013 1 04 /02 /Fév /2013 08:31
- Publié dans : Poésie

 

PleinSens n°11

"La rencontre"

 

 

 

Photo 002-copie-1-“Pourquoi avoir choisi ce poème, Christiane Jouan ? ” 

-“Mystère du futur ou  de la vie ?  

 Rêve ou réalité ?

 Ecrits avec de simples couplets

    Ah ! si je pouvais vous donner envie… ”

 

 

 

COUPLE-1.JPG


 

Le Réveil 

 

de  Chantal Rachel Guez

 

 

D’abord ce sont ses yeux

Qui ont fixé les miens…

 

Leur flot impétueux,

M’est parvenu

Soudain !

 

Dans son regard intense

Qui fouille et qui dévoile,

Dans cette mer immense,

J’ai voulu mettre les voiles…

 

Loin

De ces nuits sans fin,

Du silence des caresses,

Celles qu’on attend en vain,

 

Et puis celles qui blessent

 

Quand l’amour,

Faux semblant

De nos corps qui s’ennuient,

 

Se fait à contretemps

Des rêves, et des envies.

 

Loin

De la détresse

De ces pauvres lendemains,

 

Où jamais la tendresse,

N’accompagne le besoin.

 

Pourquoi devrais-je le taire ?

 

Le désir s’est perdu

Dans la triste galère

De ces rôles

Convenus

 

De devoir conjugal

En colères contenues

L’amour s’est fait la malle.

 

Et les corps se sont tus.

 

Moi je n’y croyais plus,

Sauf parfois, dans mes

Rêves...

Aux passions éperdues

L’illusion est si brève !

 

Quand soudain devant moi

Ses lèvres ont dessiné,

 

Ce chemin

Où je vais

Me perdre,

Ou m’éveiller.

 

 

Poème de Rachel Guez

-DR

 

 

 

bechmoma

 

 

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Mercredi 30 janvier 2013 3 30 /01 /Jan /2013 08:28
- Publié dans : Poésie

PleinSens n°11

"La rencontre"

 

 

Photo 002-copie-1-“Pourquoi avoir choisi ce poème, Christiane Jouan? ” 

  

-“Présent fou pour un douloureux espoir ...”

 

 

 

 


La rencontre 

 

de  Pascale Bredy

 

  h-4-1021283.jpg

 

Qu’elle soit durable ou éphémère,

La rencontre reste sincère.

 

Doux moment échappé du quotidien,

Précieux instant

Qu’on prendrait par la main

Dans ce lourd présent.

 

La rencontre spontanée

Se voudrait morceaux d’éternité.

 

Mais elle ne reste souvent qu’une tranche de vie

Dans cette longue nuit.

Un soleil doré

Dans mon obscurité.

 

Qui voudrait un jour me prendre la main

Moi qui erre dans ce monde sans fin,

Pour que cette rencontre ponctuelle

Devienne éternelle ?

 

 

Poème de Pascale Bredy

 –DR-

 

 

bema

 

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Lundi 14 janvier 2013 1 14 /01 /Jan /2013 08:23
- Publié dans : Poésie

PleinSens n°11

"La rencontre"

 

 

 

Photo 002-copie-1-“Pourquoi avoir choisi ce poème, Christiane Jouan? ” 

 

-“ Est-ce l’injustice qui serait passée ?

 Peu de mots pour en exprimer beaucoup …! ”

 

 


Paroles perdues 

 

d’  Alexandre Romanes

  Alexandre-Romanes-2.jpg

 

Tous ces gens que tu as croisés,

je les connais car ils sont toujours là.

Entre quelques pas de danse

et quelques coupes de vin,

ils t’ont écrasé comme de la vermine.

Toi tu pardonnes, moi pas.

J’ai souvent le souffle court

car j’ai beaucoup à dire.

Mais je ne dis plus rien.

Ce que j’ai de plus secret en moi,

c’est à toi que je le dirai.

 

Poème d’Alexandre Romanès

Extrait de « Paroles perdues »

Edition Gallimard

 

 

bechmoma

 

 

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Jeudi 10 janvier 2013 4 10 /01 /Jan /2013 08:55
- Publié dans : Poésie

4eme-de-couverture-bistrot-des-poemes.jpg

 

Extraits de

Le bistrot des poèmes 

 

de  Benoit Dumont Gimenez

 

  

Voici trois poèmes extraits 

du recueil de Benoit Dumont Gimenez

Les illustrations que vous découvrirez

dans cet article, présentes dans le recueil,

sont de Marièva Sol.

L'illustration de la Première de couverture

est de Jacques Ansan

 

 

Les yeux ouverts

 

Je suis de ceux qui rêvent les yeux ouverts

On admire mieux de la lune l’immense vert

De notre terre bleue comme une orange.

Je suis de ceux qui nagent avec les anges.

Pardon aux piétons à qui j’écrase les pieds,

La tête pleine d’eau, j’ai le réel tout empêtré

De sublime avec les embruns de l’océan

En pêcheur d’images, je m’assois sur un banc.

 

Un poulpe s’accroche aux éperons d’un maréchal

Crottés par des Perlons, anarchisme radical.

Les usagers, avec le mal de mer du matin,

Prennent le poisson-chat de la ligne Quatre-vingt.

A marée haute, il est bondé comme de coutume

Et le courant de vie brûle de mille écumes.

 

Je suis de ceux qui brassent les yeux ouverts

On admire mieux de la mer notre atmosphère.

Pardon aux poissons à qui j’écrase les nageoires

Dans ma tête en l’air, j’ai le réel aléatoire

Je sculpte mes visions en folie docile ;

En homme poète, je m’assois sur une île.

 

Sur le cheval d’airain du général Nivelle

Je galope d’éclats de gouache en aquarelle.

Les usagers, dans les nuages, prennent le métro,

Mer de tranquillité terminus Porte Maillot.

Même au septième ciel, il est bondé.

Je suis de ceux qui vivent les yeux fermés.

 

 

2011

 

 

trois notesTrois notes

 

Nos existences tiennent en trois notes.

La seule partition dont on est certain.

Le prologue, l’action d’être en chemin,

Le final qui vient après la tremblotte.

 

La première est la note de ta naissance.

Quel incréé s’est tant créé à l’infini ?

Combien d’aînés se sont aimés en donner vie

Pour que le rien permette ta présence ?

 

La seconde est la seule en lumière.

C’est une montagne russe de sentiments.

Le temps file et te pousse loin devant

Pendant que tu regardes trop derrière.

 

La note ultime vibre dans l’immortalité.

D’abord, fleurs et regrets éternels en couronnes.

Puis ta réalité ne sera que bout de génomes.

Tu deviendras maillon de la chaîne des aînés.

 

Un air n’exprimant qu’une anecdote…

Un tour et puis s’en vont les illusions.

Alors profite du son de l’accordéon.

Car, en fait, Ta vie tient sur une note.

 

2010

 

  Ma bardot

  Ma Bardot

 

Comme chaque jour, je me noie

A la pression du taulier.

Ma bouche est pleine de renvois.

Je suis mal dans mes étriers.

 

La pluie accable Paris.

Dans mon bistrot, je crève la mort.

Fait gris dans mon quartier pourri.

Et le patron qui m’ignore…

 

Des fois, y a de la joie,

Dans le cul de mon verre.

Des fois, sérieux, j’y crois

A quitter, pour de bon, ma bière.

 

A savoir pourquoi je bois,

Depuis le temps que je picole,

Je connais plus l’histoire, je crois.

Je l’ai noyée dans mon formol.

 

Je rêve d’un p’tit boulot.

Un truc simple, un plan michto,

Mais pas de gonzesse, pas de mélo,

Vu qu’en amour, j’ai eu ma Bardot.

 

Les clients l’appelaient Lolo.

Un beau minois. Un cul d’enfer.

Avec un gros cœur d’artichaut

Et de tendres yeux verts.

 

Elle m’a voulu. Elle s’est plantée.

Je l’ai prise. J’ai abusé.

Un prince charmant n’a, jamais,

Une ardoise au troquet.

 

Mais quelle idée tordue, elle a eue

De vouloir sauver l’ivrogne.

Vu que pour jouer l’élu

Faut des trous dans les pognes.

 

 

Pourtant, au début, j’y ai cru,

Comme une pub à la téloche.

Mots d’amour et jolie bru…

M’a même flanqué d’un gosse.

 

Le hic, c’est qu’à chaque rue

Y a des bistrots qui s’accrochent

A ton pas d’homme résolu,

A tes promesses pleins les poches.

 

De la mousse à la goutte

C’est comme la clef du sésame,

Jusqu’au dernier pour la route !

Allons, femme, c’est pas un drame !

 

Pis faut dire que j’ai abusé,

A rentrer toujours rance.

Oh ! Qu’elle pleurait… qu’elle hurlait..

Je lui ai collé quelques danses.

 

Un jour, elle a tracé sa route

Avec le môme et ma fierté.

Accoudé au zinc, je me dégoûte.

C’est bonne raison d’écluser…

 

Des fois, je rêve d’un petit boulot.

Un truc simple, un plan michto.

Mais pas de gonzesse, pas de mélo,

Vu qu’en amour, j’ai eu ma Bardot.

 

2010

  la complainte du p'tit noir, la jaquette 023

 

  beasyma

 

 

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Lundi 24 décembre 2012 1 24 /12 /Déc /2012 08:30
- Publié dans : Poésie

2012_Sapi-.jpg 

 

 

 

 

Amis poètes
la Ruche des Arts,
ces jours de fêtes
vient sans retard
vous souhaiter...
oyez oyez,
au violoncelle...
...Joyeux Noël ? 
Non, que nenni !
Joyeux poèmes
Tous bien finis
Qu'à tout vent sème
la hotte pleine
de tous nos dits
et mots écrits...

 

 

Le texte est de Sylvie Hérout 

  Le sapin poètique est de Sabine Kahsay Habtemicael

 

 

 

 

Sous l'étoile de Bethléem

Pour Bianca

 

Quand le soir est venu

Je regarde dans la rue

Je vois les fenêtres ornées

De beaux sujets sculptés

Dans du joli bois clair

Que les lampes éclairent

                        Sous l'étoile de Bethléem

Sages sont les animaux

L'âne gris et l'agneau

Veillent sur l'enfant divin

Jusqu'au petit matin

                       

 Quand le soir est venu

Je flâne dans les rues

Et sens l'odeur sucrée

Des bonnes amendes grillées

Des chauds beignets tout ronds

Des pommes, sur un bâton

Piquées, rouges et luisantes,

A la chair succulente.

Les enfants, étonnés,

Se mettent, haut, à rêver

                       

 Quand le soir est venu

J'observe dans les rues

La foule, à pas pressés,

Parcourir le marché

Ouvert pour la Noël

Dans sa parure toute belle

                        Sous l'étoile de Bethléem

Je sais aussi que toi

Attends pleine de joie

Que vienne, mystérieuse,

La fête merveilleuse.

 

Poème de Maryse Licette

– Dresde, décembre 2006

Photo 081 

 

QUATRAINS DE NOEL
 
 
Sur l'asphalte souillé, la mendiante quémande.
Créature sans âge, femme sur le retour,
Depuis longtemps pour elle c'est le compte à rebours.
Elle n'attend de la vie rien d'autre qu'une offrande.
 
 
Gueule de clown barrée d'une étrange mimique,
Il arrache aux enfants à tout coup un regard.
Il s'amuse le bougre, fascinant et magique
A claquer sous leurs yeux de bizarres pétards.
 
 
Au pied du haut sapin, que coiffait une étoile,
L'enfant triste pleurait, silencieux et chagrin.
On ne devinait pas sous le flou de son voile
Le soupçon d'un sourire, le désir d'un câlin.
 
Poème de Sylvie Herout

 

be

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Mercredi 28 novembre 2012 3 28 /11 /Nov /2012 08:35
- Publié dans : Poésie

 

PleinSens n°10

"La Musique"

 

 

 

Photo 002-copie-1-"Pourquoi avoir choisi ce poème, Christiane Jouan?" 

-"  J'ai revécu mon enfance à la campagne

   Au coin de la cheminée

   Allez goûter ce bois qui flambe

   Vous ne pourrez pas le regretter !

 

 

Sans titre 

 

de  Meg Galetti-Boucrot

 

 la complainte du p'tit noir, la jaquette 020

Meg Galetti-Boucrot  

 

 

Musique

D’un feu de bois qui flambe

Son grave, indécis et ronronnement doux.

Crépitement

Dans la cendre

De la chute d’un tison roux.

 

Bruits de chenets heurtés

De pincettes et de pelle

Chant du grillon qui appelle

La chaleur du foyer.

 

Pièce assombrie et pourtant rougissante

Du baiser vacillant de la flamme alléchée

Encore toute ardente

Se jouant de la plaque de fer forgé.

 

Objets restés dans l’ombre

Eclairés et noircis

Coins lumineux, coins sombres,

Tour à tour obscurcis.

 

La flamme de mon cœur lentement s’est éteinte

J’en respire ce soir les cendres parfumées.

 

 

Poème de Meg Galetti-Boucrot

 

 

bemodi

 

 

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Sur le feu de la Ruche

 

la complainte du p'tit noir, la jaquette 037 

 

Jeudi 16 mai à 20h  

 

 

 Notre atelier d'écriture en mai (Paris/Montmartre) 

 

à la

Maison des Associations  

15 passage Ramey, Paris 18

Métro: Marcadet poissonniers

 

  

Photo 011  

 

Mercredi 22 mai

 

 

dès 19h   

 

Notre scène ouverte poètique de mai

 

au

Café Bab’Ilo

9 rue du Baigneur

Paris 18ème

Métro : Jules Joffrin ou Lamarck-Caulaincourt

 

 

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Succés !!!

 

Prolongation...

 

Les Samedi jusqu'à fin juin 

 

à 21h30  

 

 

Zaïa et la gueule de l'emploi

  

au théâtre

  La petite loge

2 rue La bruyère

Paris 9ème

Métro : Saint Georges

 

PleinSens

 

 PleinSens 26

PleinSens n°26

 "le cirque"

est publié!

 

Pour l'acheter:

laruchedesarts@hotmail.fr

 

La Ruche aux bureaux

Pour connaitre les membres du bureau

de notre association

et leurs coordonnés:

 

Le Conseil

Sur le fil de la Ruche

 

-Jeudi 16 mai: à 20h00 

Atelier d'écriture de Bernard

Thème: "Le silence" 

Maison des associations,

15 passage Ramey, Paris 18

Métro: Marcadet Poissonniers

 

 

Mercredi 22 mai: à 19h00

Scène ouverte poétique  

Thème" Le silence"

Café Bab'Ilo,

9 rue du Baigneur, Paris 18

Métro: Jules Joffrin ou Lamarck Caulaincourt

  

-Jeudi 06 juin: à 20h00 

Atelier d'écriture de Bernard

Thème " Une année de plus"

Maison des associations,

15 passage Ramey, Paris 18

Métro: Marcadet Poissonniers

 

-En juin: à 20h00 

Soirée Littéraire

"Des sources et des ponts"

Culture sur cour

147 rue de Clignancourt

Paris 18; métro Jules joffrin 

 

-Lundi 17 juin: à 20h30 

ImproGLIO 

"Un cachou dans la chaussure"

A la halle des épinettes 

45/47  rue de l'égalité

Issy les Moulineaux; métro Mairie d'issy 

 

 

Mercredi 19 juin: à 19h00

Scène ouverte poétique  

Thème: "Une année de plus"

Café Bab'Ilo,

9 rue du Baigneur, Paris 18

Métro: Jules Joffrin ou Lamarck Caulaincourt

 

Mercredi 19 juin: à 21h15

Vénus Prin's en trio 

Café Bab'Ilo,

9 rue du Baigneur, Paris 18

Métro: Jules Joffrin ou Lamarck Caulaincourt

 

 

-En septembre: à 20h00 

Soirée Littéraire

"Des sources et des ponts"

Culture sur cour

147 rue de Clignancourt

Paris 18; métro Jules joffrin

  

   

-En décembre: à 20h00 

Soirée Littéraire

"Des sources et des ponts"

Culture sur cour

147 rue de Clignancourt

Paris 18; métro Jules joffrin 

 

 

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